L’apéritif au cabanon : Merci Monsieur Paul RICARD !

L’apéritif au cabanon : Merci Monsieur Paul RICARD !

Il est connu bien au-delà de nos frontières régionales et hexagonales ! Partie intégrante du patrimoine au même titre que l’aïoli ou la bouillabaisse, le Pastis, littéralement « mélange » en Provençal, est bien plus qu’une boisson alcoolique, anisée et  rafraîchissante.

 

Immortalisé dans des scènes de films grâce aux répliques truculentes de Pagnol puis dans « les gendarmes de Saint-Tropez », « la soupe aux choux » ou plus récemment dans le film Camping (« Pastis aux flots bleus, pastis heureux »), honoré dans « la chanson paillarde du pastis », le jaune, comme on le surnomme affectueusement « chez nous », participe activement de l’identité marseillaise et plus largement provençale.

 

Vecteur de convivialité, il est de tous les instants heureux de la vie, de toutes les parties, que ce soit en famille, entre amis ou entre « collègues ». Quel bonheur, au printemps, au cœur de l’été et même en hiver de siroter un pastis agrémenté de quelques olives ou accompagné de tapenade au bord de la mer, sur la plage ou à la terrasse d’un cabanon de pêcheur.

 

 

Les liens si forts, si intimes qui unissent les provençaux à leur boisson locale, mondialement connue, est à rechercher sans nul doute dans la genèse de cette boisson. En effet, c’est un jeune homme de génie de 21 ans, Paul RICARD, fils d’un négociant en vin et originaire de Sainte-Marthe  qui en ajoutant à l’anis étoilé, et autres plantes, de la réglisse crée « le vrai pastis de Marseille » comme il se plaisait à le qualifier dans ses slogans publicitaires. Il faudra attendre l’année 1951 pour que son principal concurrent, Pernod, lance la contre-offensive  en rebaptisant son pastis « le 51 ».

 

Il faut saluer l’esprit créatif de cet homme d’avant-garde, qui se révéla par ailleurs, et toute sa vie durant, un amoureux éclairé des Arts et des Lettres. Mécène actif, notamment à travers sa fondation, financeur des premiers films en couleurs, à l’origine de la construction du circuit éponyme et d’un institut océanographique, un temps Maire de la commune de Signes dans le Var, Paul RICARD restera une figure provençale emblématique, ancrée dans son siècle et au destin hors du commun.